Boxing club de Sarreguemines : 100 ans et du punch

Michel Attard, qui a repris les rênes du club depuis 2006, prépare un press-book pour en fêter le centenaire.

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« J’ai toujours aimé la boxe, depuis l’âge de 5 ans, quand mon grand-père parlait de Marcel Cerdan. » Gendarme à la retraite, Michel entraîne le Boxing Club de Sarreguemines, il a démarré sa carrière en 1973 et a boxé une dizaine d’années. Entraîneur adjoint jusqu’en 1988, il est revenu au club en 2006 afin d’en reprendre les rênes, et honorer une promesse faite à son ancien entraîneur Denis Dehm. 

Cette année, le club fête son centenaire, Michel prépare un ouvrage, un press-book relatant l’histoire de l’association. « Il a commencé en 1921 mais il n’y avait pas grand-chose : une demande adressée à la préfecture pour ouvrir un club et une école de boxe. J’ai accès aux archives du Républicain Lorrain, au courrier de la Sarre. Dès que je vois le mot ‘boxing’, je prends des photos et le fais traduire par une personne. Puis je remets tout au propre. » Grâce à ces archives, Michel, champion d’Alsace-Lorraine et 3 fois en 8ème de finale des Championnats de France, découvre l’histoire de son club de cœur. À travers son palmarès, il a aussi ses propres anecdotes. « J’ai fait un combat à Hombourg, en Allemagne, je rencontrais le champion d’Allemagne en 1977. On avait fait un combat sous chapiteau avec le ring au milieu. Autour, les gens fumaient, mangeaient leur choucroute et nous on boxait en haut. Sous la douche, je me moquais de lui parce qu’il avait deux yeux au beurre noir, et ensuite, je me suis aperçu que j’en avais un aussi ! »

 Denis Dehm, figure locale
Le Boxing Club de Sarreguemines réunit surtout des amateurs avec un niveau régional. La plus belle performance revient à Denis Dehm, finaliste des championnats de France mi-lourds. Une époque où la boxe rimait avec réussite sociale : « Il y avait les mineurs, les gens qui travaillaient aux faïenceries. Ils avaient faim, voulaient sortir du trou. » Michel Attard en garde une certaine nostalgie. « Les jeunes viennent et ils ont tout. Ils n’ont plus les mêmes attentes. » 100 ans après, le club compte toujours une cinquantaine de licenciés. 

Avec la crise sanitaire, l’activité est suspendue, mais pour Michel le travail continue, le press-book paraîtra cet été. « On va essayer de faire un petit gala de boxe si les restrictions sanitaires ne durent pas et j’essayerai de faire ça sur l’esplanade du Casino. »

Mosaïk Cristal

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