Écoles fermées et nouvelles technologies – Les nouvelles technologies au service des professeurs et des enfants

Confinement, écoles fermées… Au printemps 2020, nombreux ont découvert l’école à distance. Élèves, professeurs et parents ont du s’adapter à ces nouvelles méthodes de travail.

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Les profs font cours à distance

Entre l’annonce de la fermeture des écoles et la fermeture effective, il s’est écoulé 3 jours. Un temps très court pour tout organiser. Il a fallu trouver des méthodes pour assurer la continuité pédagogique pendant et après le confinement. Pour les professeurs, cette période a modifié leur façon d’enseigner. Les nouvelles technologies ont été fortement sollicitées. L’Éducation nationale a mis en place des outils numériques comme Pronote, « Ma classe à la maison » du Cned (de la grande section à la terminale) et l’ENT (espace numérique de travail).

Mais face à la forte affluence, dès les premiers jours les sites sont saturés, voire inutilisables. Ajoutons à cela, le manque de formation des enseignants sur le fonctionnement des outils numériques, parfois peu intuitifs. Les professeurs ont donc fait appel à des plateformes privées telles que Discord pour pouvoir continuer leur enseignement. Cet outil, bien connu des joueurs en ligne, permettait aux élèves et aux professeurs de se voir et de s’entendre. Une façon de recréer la classe mais de manière virtuelle. Cependant, les professeurs n’avaient aucun moyen d’imposer le suivi de ces cours en ligne. Plusieurs maisons d’édition ont aussi mis gratuitement leurs ressources en ligne à disposition des élèves et des professeurs. Des programmes éducatifs ont également été diffusés à la télévision peu après le début du confinement, comme Lumni par exemple, avec une plage horaire spécifique pour chaque classe, de la maternelle à la Terminale.

Les élèves sont mitigés

Si les enseignants ont dû changer leurs habitudes, les enfants ont, eux aussi, dû s’adapter. Leur quotidien a été bouleversé : plus de professeurs en classe et plus de camarades. Même si les débuts ont été difficiles, surtout pour ceux habitués à la dynamique du groupe, de nombreux élèves ont été favorables à cette nouvelle façon d’avoir cours, notamment les lycéens. Ils ont pu s’organiser de manière plus autonome avec ces méthodes de travail à distance. Les adolescents ont généralement été plus rapides que les enseignants pour prendre en main ces outils numériques. Toutefois, beaucoup ont regretté l’absence physique de leur professeur lorsqu’ils avaient besoin d’explications plus personnelles pour résoudre des difficultés de compréhension, en particulier les plus jeunes.

Les limites de ce dispositif

L’enseignement à distance soulève quelques questions, notamment celle de l’inégalité numérique et matérielle : les familles qui n’ont pas de connexion Internet ou qui sont mal équipées n’ont pas pu mettre leurs enfants dans de bonnes conditions pour suivre les cours en ligne. Cette situation a d’ailleurs provoqué le « décrochage » de certains élèves. Des associations ont offert des tablettes à des enfants pour éviter de creuser davantage cette fracture numérique. Parfois, les professeurs distribuaient les cours au format papier dans les écoles pour les élèves qui n’avaient pas le moyen d’imprimer les cours et les exercices. Tous les enfants n’ont pas pu bénéficier de l’aide ou du suivi d’un adulte pour pouvoir faire les devoirs.

Pour les parents, cela n’a pas été non plus facile car ils ne sont pas formés à la pédagogie. À l’inverse, certains parents en ont trop fait : les plus envahissants et les plus empathiques ont souvent été tentés de faire partiellement ou intégralement les exercices à la place de leurs enfants. Une forme de présence qui évidemment ne rend pas service aux enfants.

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