Flavia Miguel-Gerardino, chanteuse

Encore adolescente, Flavia Miguel-Gerardino est passionnée par le chant. Sa professeure à Fénétrange, Laura Stébé, l’accompagne dans sa progression au quotidien.

©Flavia Miguel-Gerardino

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », écrivait Pierre Corneille au XVIIème. Née 4 siècles plus tard, Flavia Miguel-Gerardino s’est appropriée cette phrase. À l’âge de 14 ans, elle compte déjà une participation à un concours de chant, qu’elle a remporté : le tremplin musical organisé par le Lions Club de Sarreguemines. « Je ne pensais pas gagner, car quand j’ai chanté, j’ai fait plusieurs fausses notes. Et les autres filles de ma catégorie d’âge ont bien chanté aussi », raconte-t-elle. Mais elle a bien gagné dans sa catégorie. Le timbre de sa voix,  très mature pour son âge, a peut-être fait la différence.

Chez Flavia, le fait de chanter est naturel. Elle raconte : « Quand j’étais enfant, je chantais déjà. Ensuite, j’ai pris des cours de chant dans le but de l’améliorer. Aujourd’hui, je chante tout le temps : dans ma chambre, pendant les trajets en voiture, en écoutant mes disques… » Ses parents l’ont inscrite dans une classe de chant à Berthelming en 2017, à 9 ans. Depuis, elle suit les cours de Laura Stébé, professeure de chant à Fénétrange, qui l’accompagne dans sa progression. « C’était une petite fille très introvertie au départ, avec une jolie voix. Il a d’abord fallu qu’elle gagne en confiance, pour que sa voix sorte mieux. Depuis, ses progrès ont été fulgurants ! Pour maintenir cette progression, nous gardons un rythme de cours hebdomadaires, même pendant les vacances, même pendant le confinement de 2020, par visio ! »

Un répertoire plus pop que classique

Laura Stébé a aussi été impressionné par la prestation de son élève dans la cour du château de Fénétrange récemment, où Flavia a interprété 6 chansons de variété internationale, pas du tout impressionnée devant un public très nombreux. C’est que la voix et les goûts musicaux de l’adolescente la mènent plutôt vers un répertoire constitué de variétés internationales que de pièces lyriques. Angèle, Queen ou Conan Gray sont les artistes qu’elle admire le plus. À terme, elle souhaiterait intégrer des comédies musicales, où des profils comme le sien sont très recherchés. « Mais cela ne peut commencer qu’entre 18 et 20 ans », tempère tout de suite Laura Stébé.

À l’heure actuelle, Flavia se pose encore des questions sur son avenir et notamment les moyens de continuer ses études. Collégienne au collège Mangin de Sarrebourg, elle passe en 3ème. Si elle souhaite passer à la vitesse supérieure, et suivre une formation musicale plus poussée qu’une simple option au baccalauréat, il lui faudra s’installer à Strasbourg, où ce type de filière existe. L’avenir est l’une des raisons pour lesquelles l’accompagnement de sa professeure de chant dépasse le cadre des cours.

Une fille très travailleuse

Laura Stébé se réjouit de pouvoir accompagner Flavia Miguel-Gerardino. Elle a déjà repéré le tempérament « très travailleur » de son élève, et voit son travail à ses côtés comme « un challenge pour un prof. » Ensemble, elles cherchent de nouvelles chansons à apprendre, qui se prêtent à « la tessiture medium » de Flavia, tout en cherchant à la faire connaître dans la région. « Dans son cas, il est important d’être force de proposition et de savoir l’orienter. Je la pousse à s’intégrer dans le tissu amateur local, qu’elle puisse pratiquer et trouver des occasions de se produire pour gagner en expérience et se faire un nom. »

Satisfaite du travail accompli avec sa professeure, Flavia Miguel-Gerardino ne veut pas brûler pour autant les étapes. Quand on lui parle de télé-crochet et de passage à la télévision, elle reste modeste : « Bien sûr, cela m’encourage à poursuivre le chant. Mai il y a encore du travail pour être au niveau des candidats sélectionnés. » Peut-être que dans quelques années, les fauteuils rouges se retourneront sur elle en découvrant sa voix.

Yves Junger

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