Grand-Est – Vox Mundi Tour 2020 : tournée de Luc Arbogast

Cet article, et l’interview qui l’accompagne, ont été réalisés avant l’annonce présidentielle d’un nouveau confinement de la population en France. Les concerts annoncés ci-dessous seront annulés ou reportés. Si cette dernière possibilité est privilégiée, nous ne manquerons pas de vous communiquer les nouvelles dates de ces événements.

Du 11 au 22 novembre prochains, Luc Arbogast
fera résonner son style médiéval lors de concerts dans le Grand-Est.

Crédits photo : Paul Willis

Seul, en osmose avec le public, aux manettes de ses machines, bouzouki en bandoulière, et jouant avec virtuosité de percussions, flûtes et autres instruments, il ira pour vous à la quête des anciennes inspirations, afin de vous livrer sa vision de la foi.

Luc Arbogast renoue par cette tournée avec ses amours ancestrales, allant puiser au cœur des âges le chant d’un monde en mutation. D’expérience de vie en travail de connaissance, et affamé de rappeler au monde moderne la source première de son inspiration, le chanteur, profondément concerné par la place de l’homme dans son environnement et sa vie spirituelle, nous offre cette tournée résolument ancrée dans les fondements de notre civilisation. 

Regarder notre nature en face, passer au-delà du prisme de la perception humaine, rappeler à nos âmes le fondement sacré de ce qui unit l’Homme au divin. Se nourrir à nouveau de l’alliance sacrée qui nous fait vivre en accord avec notre foi intérieure, dans l’écoute et le respect d’un monde où la force et l’amour sont les maîtres mots. Des mots chuchotés aujourd’hui mais qui sonnaient jadis comme des cantiques éternels et puissants. L’espoir n’a jamais cessé de battre en nous, même si peu aujourd’hui savent encore l’entendre. 

Les dates et lieux de la tournée :
• Mercredi 11 novembre à 17h30en l’église Saint-Georges de Sarre-Union
• Jeudi 12 novembre à 20h à la cathédrale de Saint-Dié
• Vendredi 13 novembre à 20h30 en l’église catholique de Lichtenberg
• Samedi 14 novembre à 20h30 en l’église Saint-Médard de Boersch
• Dimanche 15 novembre à 17h à la salle du Cercle de Bischheim
• Vendredi 20 novembre à 20h30 en l’église Notre-Dame d’Epernay
• Samedi 21 novembre à 20h30 en l’église de Saint-Louis
• Dimanche 22 novembre à 17h en l’église St-Jean de Bosco à Wasselonne

Interview exclusive de Luc Arbogast

Crédits photo : Paul Willis

Question : Que représente pour vous cette tournée Vox Mundi Tour ?
Réponse : « Le grand public me connaît à travers des concerts donnés sur de grandes scènes avec d’autres musiciens. Ici, il s’agit d’un travail complètement différent, puisque ma volonté est de proposer un spectacle seul en scène, que je monte et réalise moi-même. Au niveau de la musique, elle sera moins médiévale, car je veux y associer des sonorités plus contemporaines, tout en conservant la particularité de ma voix et l’émotion que j’y glisse. »

Question : Votre dernier album, Metamorphosis, est sorti en 2016 : souhaitez-vous donner la priorité aux concerts ?
Réponse : « Je suis avant tout un homme de spectacle ! Il y a quelques mois, après deux heures de concert, je passais presque autant de temps à signer des dédicaces. J’ai toujours besoin de cet échange avec le public, j’aime ce contact. Même si nous devons nous adapter à de nouvelles règles, jouer devant un nombre plus réduit de spectateurs, je continuerai à proposer des spectacles vivants, tout en assurant sécurité et confort au public. Mais je n’abandonne pas le disque pour autant : je prépare en ce moment un CD de chants de Noël, qui sortira dans quelques semaines. »

Question : Quel style de musique interpréterez-vous dans le cadre de ce Vox Mundi Tour 2020 ?
Réponse : « La musique médiévale, ou plutôt une forme de folk médiéval, c’est pour moi la base. Je veux garder la même ligne directrice, le même timbre de voix, en y intégrant des chansons à texte qui permettront au public de situer mon histoire. Le fait d’être seul sur scène m’oblige à travailler intelligemment, à trouver des musiques qui portent ma voix. Quand je m’accompagne au bouzouki, je sens que je crée une connexion avec le public. »

Question : À ce propos, quels instruments de musique jouerez-vous sur scène ?
Réponse : « J’utiliserai trois instruments sur cette tournée : le bouzouki, une sorte de luth à long manche, répandu en Grèce, la vieille à roue,  qui est apparue au Moyen Âge, avec sa manivelle et les cordes jouées de l’autre main. Enfin le tampura, instrument indien à cordes, méditatif, en quelque sorte hybride entre la harpe et l’épinette des Vosges. J’aime beaucoup le fait de découvrir un nouvel instrument, puis d’en jouer sur scène. »

Question : Pourquoi vous produisez-vous avant tout dans des églises et cathédrales ?
Réponse : « Au cours de ma carrière, j’ai donné plus d’un millier de concerts dans des églises. Ce n’est pas un hasard : ce cadre colle très bien avec mon répertoire. Déjà, j’essaie de trouver des églises médiévales, où le public peut regarder les voûtes, les vitraux tout en écoutant ma musique. De plus, ce style d’édifice permet une réverbération du son intéressante.  »

Question : Quelle place donnez-vous à votre foi dans votre univers artistique ?
Réponse : « J’ai été élevé dans la foi chrétienne : je suis catholique, et m’intéresse aussi à d’autres religions. Mais je ne fais pas de prosélytisme : ma foi est intérieure, personnelle. Il suffit de m’écouter chanter pour se rendre compte de ce qu’il se passe dans mon cœur. Ce qui compte, c’est d’apporter quelque chose de positif sur cette Terre. »

Interview : Yves Junger

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