Mettre la nature et l’histoire côte à côte

La communauté de communes de Freyming-Merlebach entreprend de développer son offre touristique, grâce à plusieurs projets à venir.

JM Guzik

La Carrière du Barrois est à ce jour toujours considérée comme une friche industrielle. Pourtant, elle est surtout utilisée comme lieu de loisir et de randonnée, et réputée pour ses paysages. Sur cet espace gigantesque aménagé par l’homme, la nature reprend peu à peu ses droits et cache son passé industriel. La faune et la flore y sont très riches : de nombreuses espèces remarquables ont été repérées, grâce à un inventaire. En premier lieu des amphibiens : 11 des 18 espèces de Lorraine on été recensées sur le site. Ensuite, les oiseaux, dont bon nombre nichent dans la carrière. Le Grand-Duc d’Europe, le faucon pèlerin, l’alouette lulu, le pic noir et le pic cendré sont de ceux-là, parmi 73 espèces d’oiseaux recensées.

Côté activités sportives, la randonnée occupe la première place en ces lieux, sur des sentiers ombragés, et peut être organisée sous la forme de visite guidée. La carrière est accessible par 4 entrées principales : roseraie, près de la cité Reumaux, quartier Hochwald, près de l’hôpital et non loin de l’hôtel communautaire, par la cité Sainte-Fontaine, depuis la route de Carling-L’Hôpital et par l’entrée « Warndt », en arrivant depuis l’Allemagne ou Freyming-Merlebach. Le piéton y est roi, puisque la circulation est interdite à tout véhicule motorisé. Seuls les bicyclettes, éventuellement à assistance électrique, y sont également tolérées.

Nature, histoire et villégiature
Richesse touristique incontestée, la Carrière du Barrois n’est pas la seule du territoire. Les sites naturels voisinent avec ceux qui rappellent la mémoire du bassin, de la période médiévale dont témoigne la commune de Hombourg-Haut au récent passé minier. Le point faible est que ces atouts sont encore trop méconnus. Plusieurs dizaines de kilomètres de pistes cyclables sillonnent le territoire, mais peu de personnes qui séjournent à titre temporaire autour de Freyming-Merlebach le savent. Il faut aussi organiser un système de repères pour les relier entre elles.

L’office de tourisme regroupe les lieux de villégiature et d’hébergement dans le territoire : gîtes, appartement meublés, parfois dans une maison familiale et hôtels ne manquent pas. Souvent, la connexion avec la nature est un avantage ressenti pendant le séjour. Terrasses, espaces de détente et de jeux offrent des moments de loisir partagés.

Les élus ont conscience des possibilités de leur territoire, et travaillent avec le Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de la Moselle. Hombourg-Haut, Hoste, les étangs de la ligne Maginot aquatique sont autant de lieux de plus en pus réputés pour leur potentiel touristique. La création d’aménagements pourrait valoriser ce patrimoine. Mais les constructions doivent s’accommoder avec la préservation des espaces naturels. La création d’espaces de pique-nique ou de restauration pourrait donner un nouvel élan ou tourisme dans le territoire, à condition de laisser sa place à la flore et à la faune environnante.

Texte : Yves Junger

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