Réouverture du rocher du Dabo

Un météo venteuse n’a pas découragé les premiers visiteurs,
venus nombreux au Rocher du Dabo pour la réouverture du site.

 

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L’équipe a espéré un temps une réouverture anticipée dès le mois d’avril, mais finalement, elle n’a été autorisée que le week-end de la Pentecôte. Les amateurs d’édifices en pierre, de grimpettes au sommet d’une colline de grès rose et de points de vue unique sur la campagne mosellane ont donc dû attendre jusqu’à la fin du mois de mai pour retrouver le lieu du Dabo. Sorti d’une hibernation de 7 mois, il repart pour une nouvelle saison touristique, et offre son sommet culminant à 664 mètres d’altitude aux visiteurs. D’ici le regard plonge sur forêts, rivières et villages de la vallée, le plateau lorrain avec le Pays des Étangs immédiatement reconnaissable. Ce promontoire rocheux aurait toujours fasciné les hommes, et aurait été colonisé dès la Préhistoire.

La chapelle accessible
Comme attendu, les touristes sont venus dès les premiers jours d’ouverture. L’hôtesse d’accueil a enregistré 580 entrées payantes en 4 jours, sur ce week-end prolongé. Une fréquentation encore timide, probablement due à la météo, très venteuse malgré un bel ensoleillement. Autre limite, celle des espaces ouverts dans un contexte de pandémie. Le parvis et la chapelle étaient bien accessibles immédiatement au public, mais la tour doit restée fermée. Les 101 marches qui mènent à son sommet forment un chemin étroit qui ne correspond ni aux exigences de distanciation sociale ni à celles de sens unique de visite requis par les autorités. Les visiteurs ont également pu profiter de l’ouverture de la Chouette d’Or, qui a fonctionné tout le week-end sous la forme d’un point de restauration rapide, avec plats et encas à emporter. En 2020, le site du Dabo a fait, avec 14 500 entrées payantes, deux fois moins d’entrées qu’en 2019. Et sera à nouveau perturbé en 2021 : avant l’ouverture d’un restaurant à venir, un impressionnant chantier de construction doit être mis en place. Son périmètre de protection enserre déjà les visiteurs au niveau de l’accès aux 62 marches qui mènent vers le parvis.

Yves Junger

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