Sarralbe – L’EHPAD de Sarralbe sort indemne de la crise

Retour sur les mesures mises en place à L’EHPAD Saint-Joseph de Sarralbe
qui lui ont permis de sortir indemne de la crise du coronavirus.

Images Mosaïk Cristal.

Le coronavirus s’est immiscé dans nos vies, laissant derrière lui 29.000 morts en France. Dans les EPHAD, ce sont plus de 10.000 personnes décédées. Alors que les personnes âgées sont les premières victimes du covid-19, la maison de retraite Saint-Joseph de Sarralbe sort indemne de cette crise. À partir du 26 mars, les résidents étaient confinés dans leur chambre, une situation cruciale mais nécessaire.

Des résidents fiers de la gestion de la crise
Le défi a été relevé ! Parmi les 85 résidents, dont les 5 centenaires avec la doyenne qui compte 101 printemps, ils sont seulement 6 à avoir été infectés par le virus et aucun membre du personnel n’a été contaminé. « Ce bilan s’explique par le fait que l’établissement dispose d’un Ehpad et d’un service médecine SSR. Ainsi, lorsqu’on avait un cas de patient résident positif au Covid nous avons pu rapidement l’extraire de l’Ehpad pour l’hospitaliser en secteur médecine Covid », souligne le docteur Lorrène Weyland. Les résidents sont fiers de la manière dont la crise a été gérée. De plus, la solidarité s’est installée dès le départ ; des cartes et des dessins réalisés par des enfants, ont été envoyés aux résidents et au personnel en guise de soutien moral.

Une équipe de choc
Le personnel a fait preuve d’un dévouement hors pair. Pour venir en aide aux hôpitaux de Sarreguemines, débordés, une unité Covid + a été créée le 28 mars. Ainsi, a été constituée une équipe dédiée composée d’infirmiers, d’aides-soignants, d’une équipe d’hygiène hospitalière, d’un kinésithérapeute et d’un médecin. Ils étaient tous volontaires ! « Je tiens à le souligner, parce qu’on n’en parle pas assez, le personnel s’est proposé, a modifié ses horaires de travail, a renoncé à des congés », clame Carole Szydlowski, directrice de l’hôpital-EPHAD. Au total, 58 séjours ont été comptabilisés au sein de cette unité Covid plus.

Un confinement malgré tout éprouvant
L’EPHAD a aussi su mettre en place des moyens informatiques pour ne pas se couper complètement de la vie extérieure et des proches des résidents. Malgré les tablettes mises à disposition, la situation restait difficile pour certains résidents en difficulté : « ma sœur c’est une personne qui ne parle pas, on ne peut donc pas lui téléphoner » déplore Jeannine Pauly, la sœur d’une des résidentes de l’Ephad. Pour certains aussi, ce confinement aura été éprouvant, « c’est une catastrophe. Durant mes 95 ans, je n’ai jamais vécu une histoire pareille. Retenu dans la chambre, c’était dur », affirme Robert Brua, résident de l’EPHAD.

Par Mosaïk Cristal

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