Sarrebourg : Festival de musique

Le Festival de musique de Sarrebourg se départage en 2 sessions à l’été 2021 : du 7 au 11 juillet, puis du 28 au 29 août. Les concerts sont organisés sur 3 lieux différents à Sarrebourg.

Nicola Dal Maso

Créé en 1987, le festival de Sarrebourg vise à rassembler les jeunes talents et les artistes de renommée établie, lors de concerts classiques où les œuvres des grands compositeurs de la musique ancienne au XXème siècle sont interprétées en direct.

En 2021, l’ensemble Comet Musicke met les bouchées doubles, et monte sur scène mercredi 7 juillet à 20h à l’église Saint-Martin de Hoff, puis le lendemain, 8 juillet, à 17h à l’auditorium de Saint Ulrich. Depuis 2017, les membres de cet ensemble constitué de passionnés de musique ancienne et baroque ont pris l’habitude de travailler à restituer un « son d’époque », grâce au travail de la voix et au choix des instruments. Leurs concerts mêlent « la musique, la poésie, l’humour et la pédagogie », au fil de pièces de compositeurs parfois méconnus. C’est ainsi qu’ils dédient leur concert du 7 juillet à Diego Ortiz, compositeur espagnol du XVIème siècle, et plus spécialement à son œuvre sacrée. Ces polyphonies interprétées a cappella ou accompagnées d’instrumentistes, ont largement inspiré les compositeurs de son époque. Les œuvres de Pierre Sandrin, Franicso Guerrero et Juan Del Encina notamment figurent également au programme du récital.

Le lendemain, Jean de La Fontaine et ses impertinences se retrouvent au centre des débats. L’auteur des fables a eu une relation manquée avec la musique, mais a généré de nombreuses adaptations musicales, opéra, chanson à boire ou comédie-ballet… Les grands noms de l’époque, François Couperin, Marc-Antoine Charpentier, Jean-Baptiste Lully et d’autres, tous se sont penchés sur les œuvres de La fontaine pour en adapter les mots en notes. Suivent l’ensemble vocal corse « Barbara Furtuna », qui interprétera diverses œuvres le 8 juillet en l’église Saint-Martin, extraites du répertoire baroque et traditionnel corse. La journée du 9 juillet est dédiée aux femmes dans la musique, poétesses et compositrices. Le trio Diana Baroni rend hommage aux personnalités féminines marquantes du Nouveau Monde, issues de la tradition des peuples indigènes afro-amérindiens à nos jours.

Mozart et les cantatrices, par La Petite Symphonie
La petite Symphonie s’installe à la salle des fêtes, samedi 10 juillet à partir de 20h. Cet ensemble formé autour de Daniel Isoir associe l’esprit de la musique de chambre et œuvres symphoniques. En petit effectif, sans chef d’orchestre, ils s’accordent par l’écoute et le regard. Leur concert est dédié à Wolfgang Amadeus Mozart, et le lien très fort qui l’a uni aux cantatrices, dont Nancy Storace, Aloysia et Constance Weber, qui deviendra sa femme. Un divertimento, 2 airs de concert et la concerto en la majeur constitue le cœur du programme. Avec, en plus, l’un de ses airs d’opéra les plus connus, composé en 1786 pour Nancy Storace. L’orchestre national de Metz-Lorraine conclut la session de concerts de juillet le dimanche 11, accompagné du violoniste Quentin Crevieaux.

Concert en plein air et feu d’artifice pour terminer
Après « Les traversées baroques » de jeune chœur de la maîtrise de Dijon samedi 28 août en l’église Saint-Martin de Hoff, Le festival touchera à son terme lors d’une soirée festive en plein air avec les jeunes symphonistes mosellans, dimanche 29 août sur le site archéologique de Saint-Ulrich. Avec le chef Olivier Jansen à la baguette, ils reprendront les œuvres de tous jeunes compositeurs, d’abord Jordan Gudelin, à travers un projet de création mondiale pour 4 percussionnistes. Ensuite, les jeunes musiciens joueront la grande marche funèbre de Simon Clausse, mouvement qui s’intègre dans la « Warshal Trilogy » du compositeur, dont il achève encore la composition, nourrie de mythologies nordiques et de mystères grecs. La soirée se conclut par un grand feu d’artifice, pour le ravissement du public présent.

3 lieux accueilleront les concerts : la Salle des fêtes, située place du marché, en centre-ville, à l’église Saint-Martin, dans le quartier de Hoff et au couvent Saint-Ulrich. Ce dernier est situé à 3 kilomètres du centre de Sarrebourg, en direction de Haut-Clocher/Morhange.

Plus d’informations :
https://www.rencontres-saint-ulrich.com

Texte : Yves Junger

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