Tour de France à gyroroue – Rencontre avec Robin Hausswirth, alias « Robin des Routes »

Après Robin des Bois, on vous présente Robin des Routes ! Robin Hausswirth, photographe et directeur de « La Grosse Com », une agence de communication à Colmar, s’est lancé le défi de faire un tour de France à gyroroue cet été au profit de l’association Petits Princes.

Crédits : Robin Hausswirth.

Tout commence il y a quelques mois lorsque Robin Hausswirth découvre par hasard la gyroroue sur son lieu de travail. « J’ai découvert la gyroroue par un de mes clients qui en vend » raconte le jeune entrepreneur. « Eux venaient avec en réunion. » Intrigué, il décide d’essayer… Et il n’en fallait pas plus pour que Robin y prenne résolument goût ! « C’est un peu comme skier au niveau de la sensation, c’est hyper agréable » nous explique-t-il.

Nouveau moyen de mobilité urbaine
L’engin, aussi appelé monocycle électrique, est composé d’une roue unique entourée de deux repose-pieds. Il s’agit d’un des nouveaux moyens de mobilité urbaine faisant partie des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisé), aux côtés de la trottinette électrique, du gyropode et de l’hoverboard.

Quant à son fonctionnement, il est plutôt simple. La roue avance lorsque l’utilisateur se penche légèrement en avant ; comme un gyropode, mais sans guidon. « En fait, tu as les mains libres, contrairement à la trottinette » Un détail qui n’en est pas un quand, comme Robin Hausswirth, on aime la photographie. « Tu peux faire de la photo tout en roulant. C’est une sensation de liberté que je n’avais pas avant » affirme-t-il.

Ci-dessus : Robin Hausswirth et Léa Bonnefoux, chargée des partenariats évènements pour l’association Petits Princes. Crédits photo : Crédits : Alison Marouzé.

Un tour de France au profit d’une association
Au fil de ses recherches, il découvre les histoires de gens qui ont fait des tours de France et du monde à gyroroue… Alors, dès janvier, c’est décidé : il se lance lui aussi dans un tour de France sur son monocycle électrique ! Mais pour ne pas « le faire juste pour le faire », il décide d’y ajouter un objectif caritatif. En effet, cette aventure est organisée dans le but de récolter des dons au profit de l’association Petits Princes, qui réalise des rêves d’enfants et d’adolescents hospitalisés. Une cause qui tient particulièrement à cœur à Robin Hausswirth, lui même atteint d’une maladie génétique. « [Ce sont] des enfants comme les autres, les enfants malades, mais ils n’ont pas un quotidien d’enfant. Les rêves, ça permet d’oublier le quotidien de l’hôpital ». Et surtout, cela permet aux jeunes de retrouver le moral, parfois mis à rude épreuve par la maladie et les traitements.

Les Wheelers d’Alsace, passionnés de gyroroue
Par la suite, pour sceller un partenariat officiel avec l’association Petits Princes et pour rencontrer d’autres passionnés de gyroroue, le colmarien intègre l’association Les Wheelers d’Alsace. Le groupe, qui organise régulièrement des sorties et voyages à gyroroue, a « pour ambition de promouvoir l’écomobilité, le cyclotourisme et prendre position en faveur des engins de déplacement personnel motorisé »*.

Le grand départ
Après quelques mois de préparation et un entraînement qui l’a emmené de Lyon à Saint-Raphaël, c’est le 1er juillet que Robin a finalement pris son départ avec un mois de retard sur la date initiale, COVID-19 oblige. Équipé des pieds à la tête, il s’est élancé de Colmar, direction le sud de la France ! Il visera ensuite Bordeaux puis longera la Bretagne en remontant vers le Nord, avant de redescendre vers le Grand Est fin juillet. Un périple de 4200 km en 31 jours et 27 étapes, soit entre 150 et 190 kilomètres parcourus quotidiennement sur des voies vertes, des voies EuroVélo et des pistes cyclables. Son unique pause de trois jours s’effectuera à Saint-Raphaël. Il la mettra à profit pour rencontrer à nouveau un club de plongée, désormais partenaire du projet, qui s’est proposé de lui offrir, ainsi qu’à un enfant malade, un baptême de plongée.

Une aventure ponctuée de rencontres
Et cela ne sera pas la seule rencontre de son périple ! « Tous les 80 kilomètres, je dois m’arrêter pour recharger », nous explique-t-il. Une aubaine, puisqu’il en profitera pour parler du projet avec les gens qu’il croisera sur son chemin. Tout au long de son voyage, il participera également à des réunions d’entrepreneurs dans plusieurs villes, que ce soit en visioconférence ou en présentiel, toujours dans l’objectif de récolter des dons pour Les Petits Princes. Une cagnotte en ligne a d’ailleurs été créée pour rassembler les dons provenant d’entreprises et de particuliers.

Une aventure à suivre en ligne
Pour partager ses aventures sur les réseaux sociaux, Robin Hausswirth est parti avec toute une batterie d’équipements de prise de vue. Grâce à son appareil photo, sa caméra embarquée et son drone, il postera quotidiennement des vidéos et des photos de son avancée sur sa page Facebook, son compte Instagram « Robin des Routes » ainsi que sur le compte Facebook et la chaîne Youtube des Wheelers d’Alsace. Alors, comme le dit si bien la devise de ces derniers : « Hopla Geiss et roule ma poule ! »

E.H.

Plus d’informations :
• * leswheelersdalsace.fr/
Facebook : Les Wheelers d’Alsace
Facebook : /rob.oswirth
www.instagram.com/robindesroutes/
www.helloasso.com/associations/les-wheelers-d-alsace/collectes/roubin-des-routes

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